Ah, femme de France aux saveurs exquises, qui par ses charmes troubles parcourant la planète, vend les vertus d’un cinéma français dont tout le monde sait désormais, merci Sophie, qu’il peut-être terriblement chiant.
Elle avait une liaison depuis peu avec un ami à moi, Jean-Michel, un résident polonais. La fraîcheur de leur relation naissante faisait plaisir à voir et Jean-Michel, dès qu’il le pouvait quittait Varsovie pour voir Sophie. Après plusieurs séjours à Paris, ils se promirent que la prochaine de leur rencontre aurait lieu en Pologne. Elle se fit au printemps dernier, et très gentiment je fus convié aux retrouvailles. Rendez-vous avait été fixé à l’aéroport international de Varsovie, récemment rebaptisé, pour d’obscures raisons médiatico-trouducal, Michal airport.
Jean-Michel nous fit rapidement visiter la ville, à gauche la place téléski, à droite la statue Krasucki, enfin, rien de terrible quoi…
A 12 h 15 Jean-Michel péta, on s’est alors dit qu’il était peut-être temps de manger. Le choix du restaurant revint inévitablement au joli couple qui, en bon carnivore, se décida pour l’hippopotamus du coin. Ah, ses deux là adorent la viande, Jean-Michel est particulièrement friand de bœuf et Sophie l’est d’agneau.
Notre séjour en Pologne était initialement prévu pour durer quinze jours mais je ne pouvais me résoudre à manquer téléfoot deux dimanches de suite. Je décidai donc de rentrer plus tôt.
Je n’avais plus revu Sophie jusqu’à ce que, 2 mois plus tard, Jean-Michel revienne à Paris. Ce fut l’occasion de nouvelles retrouvailles à trois. Un resto par ci, une boîte de nuit par là, un petit vomi entre les deux…mais l’ambiance n’était définitivement plus la même. Jean-Michel et moi-même nous accordions à penser que Sophie en était la cause. Elle avait changé, très distante, elle parlait peu. La Sophie d’avant elle au moins nous donnait la météo Quand je dis elle parlait peu…elle parlait plus. D’aucun s’en serait volontiers réjoui tant il est vrai que la pertinence fébrile de ces habituels propos laissent définitivement sans objet toutes les revendications des plus ardentes féministes pour une plus grande considération de la gonzesse de l’an 2000. Mais bon, nous ça nous faisait rire. Mais là, l’heure n’était plus à la rigolade mais à l’emmerdement le plus profond. L’inutilité croissante de la présence de cette donzelle devenait pesante. A bout de force et de patience, nous mîmes Marceau dans la voiture, direction l’INA. Elle y fut, à notre demande, enfermée dans la cave.
Après tout, à n’en pas douter, elle restera longtemps dans les archives
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