Mercredi 7 novembre 2007

Ah, femme de France aux saveurs exquises, qui par ses charmes troubles parcourant la planète, vend les vertus d’un cinéma français dont tout le monde sait désormais, merci Sophie, qu’il peut-être terriblement chiant.

Elle avait une liaison depuis peu avec un ami à moi, Jean-Michel, un résident polonais. La fraîcheur de leur relation  naissante faisait plaisir à voir et Jean-Michel, dès qu’il le pouvait quittait Varsovie pour voir Sophie. Après plusieurs séjours à Paris, ils se promirent que la prochaine de leur rencontre aurait lieu en Pologne. Elle se fit au printemps dernier, et très gentiment je fus convié aux retrouvailles. Rendez-vous avait été fixé à l’aéroport international de Varsovie, récemment rebaptisé, pour d’obscures raisons médiatico-trouducal, Michal airport.

Jean-Michel nous fit rapidement visiter la ville, à gauche la place téléski, à droite la statue Krasucki, enfin, rien de terrible quoi…

A 12 h 15 Jean-Michel péta, on s’est alors dit qu’il était peut-être temps de manger. Le choix du restaurant revint inévitablement au joli couple qui, en bon carnivore, se décida pour l’hippopotamus du coin. Ah, ses deux là adorent la viande, Jean-Michel est particulièrement friand de bœuf et Sophie l’est d’agneau.

Notre séjour en Pologne était initialement prévu pour durer quinze jours mais je ne pouvais me résoudre à manquer téléfoot deux dimanches de suite. Je décidai donc de rentrer plus tôt.

Je n’avais plus revu Sophie jusqu’à ce que, 2 mois plus tard, Jean-Michel revienne à Paris. Ce fut l’occasion de nouvelles retrouvailles à trois. Un resto par ci, une boîte de nuit par là, un petit vomi entre les deux…mais l’ambiance n’était définitivement plus la même. Jean-Michel et moi-même nous accordions à penser que Sophie en était la cause. Elle avait changé, très distante, elle parlait peu. La Sophie d’avant elle au moins nous donnait la météo Quand je dis elle parlait peu…elle parlait plus. D’aucun s’en serait volontiers réjoui tant il est vrai que la pertinence fébrile de ces habituels propos laissent définitivement sans objet toutes les revendications des plus ardentes féministes pour une plus grande considération de la gonzesse de l’an 2000. Mais bon, nous ça nous faisait rire. Mais là, l’heure n’était plus à la rigolade mais à l’emmerdement le plus profond. L’inutilité croissante de la présence de cette donzelle devenait pesante. A bout de force et de patience, nous mîmes Marceau dans la voiture, direction l’INA. Elle y fut, à notre demande, enfermée dans la cave.

Après tout, à n’en pas douter, elle restera longtemps dans les archives

 

 

par Magnus McNeeus publié dans : Hier j'ai rêvé communauté : Blogs de oufs
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Mardi 23 octobre 2007

Demain t’éveilleras, une étoile s’élève

Accueilli dans ce monde, en charge de relève

Où donc sera ta place, et quel sera ton but

Ne te laisse pas distraire si dehors ça chahute

 

Et si ce grondement t’empêche de dormir

Ne les blâme pas trop tous ces nouveaux martyrs

Qui sont sûrement comme toi, qui sont sûrement en quête

De la recette miracle, de l’alchimie parfaite

Qui ferait de leur vie un peu plus qu’une étape

Qu’une somme d’événements, qui les prend, qui les happe

 

Le monde peut être beau, crois en ce que tu fais

Ne donne ce que tu as que si tel est ton souhait

Ne te laisse pas dicter la conduite de ta vie

Si tu la sens contraire à ta philosophie

 

Ce n’sera pas facile, avant que les temps changent

De te voir condamner par ceux que tu déranges

Tu n’en seras que fier d’avoir su résister

A la pression amère de leur autorité

D’avoir mis ton empreinte, d’avoir pu révéler

Ce qui semblait pour toi, être la vérité

 

Apprends à regarder les autres comme des alliés

Qui dans le même effort, s’unissent pour s’aider

Dans le combat des hommes pour une simple idée

Faire un peu mieux que ceux qui les ont précédés

 

Et qu’un jour tu n’aies plus, ni la foi ni l’envie

Tourne toi vers le ciel et vide ton esprit

C’est en fermant les yeux qu’on voit les plus belles choses

Que tes songes t’apaisent, toi que je sens morose

 

Et pourvu qu’un matin, tu te sentes fébrile

Qu’une drôle de sensation te rende soudain fragile

Ne perds rien de ça et ouvre bien les yeux

Tu te découvriras simplement amoureux

 

par Magnus McNeeus
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Samedi 20 octobre 2007

C’est une histoire Digne des plus grand Romans que je vais là vous conter. Son nom est Valérie de Grenoble mais tout le monde l’appelle Val d’Isère, ce qui n’a pas de Sens en Somme. Mais Vittel seulement la différence, elle qui n’était pas très Douai. Dijon même que c’était la Rennes des connes, un QI de gant de toilette. Brest, quoi qu’il en soit, un matin d’avril elle appelle ses amis et leur de Mende : « Dites les copains ça vous dirait qu’on parte ensemble en vacances cet été ? Mais des vrais vacances, j’aimerais bien faire le Tours du monde, découvrir un Havre de paix, mettre le Gap vers Lorient ».

Des vraies vacances…Faut la comprendre ! L’été dernier, c’était n’importe quoi. Ils étaient en camping à 5, à Sète dont 1 de Troyes et 3 de Sète. Périgueux comme vacances, confrontés à un d’Angers permanent. Oui, en fait c’était Sylvain un mec d’Angers super lourd, toujours collé à leur Basques. Et ça parle, et ça parle, un vrai Moulins, il a fallut qu’on le Bayonne. Heureusement, y’en a qui ont mis un peu d’ambiance, ils étaient 20 et venaient de Bordeaux…Rigolos comme tout. Y’en avaient le même nombre de Metz, mais en fait, y’a quand même pas photo entre les 20 de Bordeaux et les 20 de Metz.

Enfin, voilà elle espérait de meilleures vacances que çà. Ces amis étaient plutôt d’accord mais des précisions s’imposaient : « A Caen le départ ? Non, Versailles ou Issy ! Les Moulineaux ? Non, ici Paris ! Et le retour se Fécamp ? ! Bof on verra… »

Tout était donc prévu. Le jour du départ, et c’est là que ça se Corse, elle attend que ses amis Vienne la chercher, en vain. Une fois de plus ils l’avaient oubliés. Une Foix de trop se dit-elle. Elle voit cette bouteille de Cognac, de whisky. En fait la bouteille vient de Cognac mais c’est du whisky dedans. Et bien qu’Agen, elle Laval.

Puis tout se précipite. D’abord dans un état d’euphorie, elle appelle son Aix en Provence et se Lens le défi d’aller le rejoindre. Elle prend sa voiture, une Kangoo, mais n’est manifestement pas Apt à conduire. Le résultat de sa descente de bouteille ne Tarbes pas à se faire sentir. Ces paupières sont Lourdes, elle voit le feu passer à l’orange mais elle se dit qu’il peut bien passer à Orange, elle s’en fout, elle est déjà à Avignon.

La suite n’est pas belle à raconter. Oh non, elle n’a pas eu d’accident mais elle s’est vomi sur les pompes c’est une horreur.

Alors, Ni vous nîmois, ni moi niçois n’aurons trouvé autre intérêt à cette histoire que celui de vous montrer que je suis super balèze en géo, mais elle est en tout cas un moyen de vous dire que quand je mange un cassoulet à Toulouse, que je visite le Louvre à Paris, que je me trempe à Brest ou bronze Nice, j’me dis que c’est vraiment beau la France.

par Magnus McNeeus communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 11 octobre 2007

En fait j’ai vu défiler une partie de son illustre début de vie. Vous pouvez pas imaginer à quel point ce type est marrant, on dirait pas hein ? Et pourtant ! Presque aussi marrant que… j’sais pas moi…tiens, PPDA qui présenterait le journal avec une gastro. Enfin, moi ça me ferait rire! Bon, bref, on n’est pas là non plus perdre son temps à s’occuper de la problématique post-digestive des employés de TF1.

Donc, complètement conscient de son extraordinaire pouvoir comique depuis très jeune, Zizou avait coutume à 8 ans de monter des petits spectacles dont il donnait représentation aux membres de sa famille lors des anniversaires, enterrements et autres fêtes super joyeuses.

 

Fort de ses succès il se dit qu’il pourrait en tirer quelques bénéfices et commença à faire payer le public qui n’était plus seulement composé des membres de sa famille…

 

Déjà passionné de football, il avait mis au point un petit numéro de dressage avec deux souris blanches qu’il avait réuni sur un terrain de baby-foot. Les deux souris, qu’il avait prénommé Din et Dan en hommage au célèbre couple de danseur Austro-hongrois Kidor Din et Boné Dan, s’épuisaient en dribbles et autres tacles mais l’identique blancheur des deux rongeurs rendait la partie peu attrayante.

Les spectateurs avaient en effet un mal fou à distinguer l’animal pour lequel ils avaient pris fait et cause et à chaque but, les supporters s’époumonaient en : « Mais bordel qui qu’c’est qu’a marqué ? » Et Zizou lui-même ne le sachant jamais, répondait inlassablement, le sourire aux lèvres pour souligner le comique de la situation : « Ben, Si ce n’est Din, c’est Dan !».

Mais bon, à 10 francs par personne l’accès aux tribunes, ce qu’il pensait être une simple blagounette de bon aloi ne fit rire personne et exacerba en fait le courroux du public. Ce jour-là tout le monde quitta la salle en le houspillant. Il en fut si marqué qu’on ne le revit plus jamais sur scène.

 

15 ans ont passé dans mon rêve, et malgré les évènements Zizou reste un grand déconneur. Dans les vestiaires du stade de France, chacune de ses blagues fait mouche et même Thierry en rit.

Il est aujourd’hui une star, il est adulé, acclamé, mais toutes les plaies ne sont pas refermées et reste encore cet indescriptible et récurrent moment d’angoisse à l’instant d’entrer sur la pelouse. Entendra-t-il encore, à la présentation des équipes, ces quelques 80.000 personnes suivre l’appel à la haine d’un rancunier speaker musophobe et ajouter en cœur après le traditionnel : « Numéro 10 ? »…

 

« Si ce n’est Din c’est Dan ! »

 

par Magnus McNeeus publié dans : Hier j'ai rêvé communauté : Fourre-tout * inclassable
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Samedi 6 octobre 2007

J’étais chauffeur de taxi et je devais la conduire à un casting apparemment important. Elle était sur la banquette arrière, plus belle que jamais et forcément mon regard était très inégalement partagé entre la plaque d’immatriculation de la voiture qui me précédait et la sublime image que renvoyait mon rétroviseur intérieur, décidément trop petit. 

-          Vous pourriez aller plus vite s’il vous plaît, j’suis super à la bourre, demanda-t-elle.  

J’accélérais légèrement.

-          Vous pouvez prendre à droite là, c’est un raccourci

-          Mais c’est un sens interdit madame 

-          J’en ai rien à foutre connard, bouges-toi le cul ! 

Oh là…comment elle se la pète, pensais-je.

      Je déconne bien sûr, en fait elle m’avait demandé ça d’une voix si empli de gêne qu’évidemment je ne pus refuser. Et un sens interdit par ci, un feu rouge par là. J’crois en fait que pour la satisfaire en cet instant j’aurais même pu rouler sur le trottoir en écrasant tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un vieux ou à un cadre supérieur. 
       A destination, une analyse précise de ce qu’il venait de se passer s’imposait. C’était tout de même la première fois que répondais à des demandes si peu catholiques.

         Je ne pouvais me résoudre à l’idée que le simple regard d’une fille, si envoûtant soit-il, puisse me conduire à une aussi soudaine transformation, moi qui étais habituellement si respectueux des lois de ce pays, au point parfois, au hasard de mes déambulations diurnes, de ramasser les crottes de chiens des autres sur lesquelles j’avais failli marcher. Tout ça à cause d’une fille ? 

        Mais merde, était-il possible que mes neurones descendent si bas qu’il me faille désormais desserrer ma ceinture pour soulager mes migraines ?

       Le pouvoir des femmes est-il aussi grand qu’il nous laisse orphelin de toutes nos valeurs, fussent-elles contraires aux leurs ?

       Je n’osais y penser. Hitler aurait-il mené à terme son ignoble projet si Eva l’en avait dissuadé ? Bush junior serait-il allé en Irak si sa petite femme chérie lui avait dit « T’es con ou quoi, il fait trop chaud là-bas » ? Francis Lalanne chanterait-il toujours ? Leurs femmes sont-elles responsables, coupables, instigatrices de tout ça ?

       S’il advenait qu’à cette question je réponde par l’affirmative, j’aurais changé, à mes yeux en tout cas, la nature même des femmes. 

      Elles si douces, si sensibles. Ces traits de caractère communs à toutes les femmes seraient-ils en fait uniquement destinés à accroître leur propension à la manipulation mentale ? Le stratagème était-il si habile qu’il ne soit connu de personne ?

      A cet instant, la seule évocation de quelque apparence féminine me renvoyait l’image de la lourde main de Satan. L’éternel affrontement entre Dieu et Diable m’apparaissait soudain comme une vulgaire scène de ménage dont l’issue semblait certaine.

      Reprends toi mon garçon me dis-je, les hommes sont suffisamment tordu par eux-mêmes pour ne voir en leur chère et tendre la substance nourricière de leur cortex mal pensant.

 

      En fait, j’ai juste compris une chose : rendre service à une jolie fille nuit gravement au code de la route.

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Jeudi 4 octobre 2007

Plus l’avenir est proche, plus vite il deviendra le passé

par Magnus McNeeus publié dans : La phrase du jour
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Mardi 2 octobre 2007

Je m’appelle Muhamad El Bachir. Je suis saoudien. Nous sommes le 18 Mars 2209. J’ai 60 ans et je serai mort dans une heure.

Le dernier des El Bachir a avoir eu une vie à peu près normale était le grand-père de mon grand-père. Il était gérant d’un petit hôtel de Ryad. Il travaillait dur mais gagnait suffisamment de quoi nourrir sa famille. Lui est mort normalement, dans son lit, à 78 ans. C’était deux ans avant la révélation

Le 11 février 2077. C’est cette date qui marqua le « début de la fin ». Ce jour là, en marge de l’ouverture du sommet du G10, Conrad Jonassen, le Porte-parole de l’OPEP prit la parole et d’un air grave annonça au monde l’épuisement programmé à 20 ans des ressources mondiales de pétrole.

Cette révélation eut l’effet d’un cataclysme et provoqua dans les heures suivantes le plus important Krach boursier de l’histoire. Aucune firme automobile ne résista à cette annonce et les chaînes de production de tous les modèles Essence et Diesel s’arrêtèrent presque aussitôt.

Le 10 juin 2099, le dernier baril de pétrole se vendit 789 dollars. Le dernier vol d’avion fut celui d’un Boeing d’American Airlines qui effectuait la liaison New York- Londres. Un billet en seconde classe se monnayait alors 50.000 dollars.

En 2101, le monde avait déjà bien changé. Comme un très improbable retour en arrière, les écuries avaient remplacé les parkings. Seule la navigation à la vapeur permettait encore d’entretenir quelques relations commerciales entre l’Europe et les amériques. Pour les transports intracontinentaux, on avait entreprit la construction d’un immense réseau de chemin de fer

 

 Et alors que tous les scientifiques du monde s’étaient fixés, 30 ans plus tôt, la création d’un carburant de substitution, le 22ème siècle commençait à dos de cheval. Une bonne nouvelle pour l’environnement, une beaucoup moins bonne pour l’économie. Les pays du golfe arabo-persique s’étaient effondrés les uns après les autres et vivaient tous de l’aide quotidienne de la communauté internationale, en tout cas de ce qu’il en restait.

Dans les années qui suivirent, la situation économique se stabilisât quelque peu. Aucun produit miracle n’avait encore été trouvé en remplacement de l’or noir mais des projets étaient menées tous azimuts et certains axes de recherches donnaient de bons espoirs, de très bons même puisque John Kipling, candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine à venir, allait jusqu’à promettre à ses compatriotes un substitut de pétrole à moindre frais en cas d’élection ! 

Il fut élu sans effort…

 

Je travaille au repiquage du riz dans les rizières du sud de mon pays. L’Occident Company, mon employeur, y développe un riz de toute nouvelle génération. Il a été génétiquement modifié et peu désormais se cultiver par inondation en eau de mer. Ainsi, le littoral de tous les pays du golfe est consacré à la culture du riz qui représente désormais la base de notre alimentation.

 

Depuis 35 ans que je travaille à l’Occident Company, celle-ci nourrit gratuitement ma famille et veille à notre bonne santé.

La contrepartie de cet acte de générosité incroyable?

Elle est que je suis du groupe sanguin AB et que depuis près de 34 ans je donne mon sang 2 fois par mois à l’Occident Company. Pourquoi ? Tout simplement parce que la dernière Chevrolet en consomme deux litres aux 100 kilomètres…

Un substitut au pétrole à moindre frais, Kipling l’avait promis. 
Et ainsi va la vie, en 2209 les pauvres donnent leur sang pour que les riches roulent encore.

 

Cette dernière prise de sang tournera mal et j’y resterai, il paraît que ça arrive… 

Comment a-t-on pu en arriver là ?

par Magnus McNeeus publié dans : Fiction communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Lundi 1 octobre 2007

Si ma tante en avaient, j’aimerais bien qu’elle me les prêtent…

par Magnus McNeeus publié dans : La phrase du jour
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Dimanche 30 septembre 2007

 

Terre promise, terre due !

par Magnus McNeeus publié dans : La phrase du jour
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Dimanche 30 septembre 2007

Et figurez-vous que dans ce rêve, il était  joueur de poker. Débutant certes, mais prometteur, un de ceux qui possède le gène encombrant mais finalement assez utile en cette occurrence, celui de ne pas supporter de perdre. Alors au début, inévitablement, dans le club très fermé des joueurs vedettisés soumis à l’ISF, présidé depuis 1938 par Michel Drucker, et parce qu’il était tout nouveau tout bof, petit Pierre, rentrant de plein pieds dans un cercle où il est de bon droit de se vêtir sans remords de la chemise de l’autre, se faisait plumer. Chaque jour un peu plus, un peu plus vite. Il essayait désespérément ne pas toutes les perdre ses plumes,  conscient cependant  de la valeur tout à fait relative de ces considérations ornementales tant il est vrai qu’un homme à plume ne sera de toutes façons jamais aussi beau qu’une femme à poil. Sordide humanité pensait-il…nourrissant donne après donne cet esprit de revanche qui n’appartient en fait qu’aux hommes. Demandant plus tard conseil à Michelin, avec qui il avait en commun ce goût des cartes, il lui fût répondu qu’une ou deux leçons de jeu ne seraient pas de trop.

Sa décision prise, il fit le 17 et demanda à parler à N’Guma. Il avait en effet entendu dire que Mouss Diouf, qui n’est en fait qu’intermittent de la police, maîtrisait assez bien le poker puisqu’il attirait les fulls. Mouss, qui est très poli, accepta de rencontrer Pierre. Ce dernier, après avoir longuement évoqué sa passion des cartes, discouru sur la méthode.

Mais voilà ! La dite méthode se trouvait être bien douteuse. En effet, monsieur Palmade avait pris grand soin d’omettre de préciser à son interlocuteur qu’il s’était tourné vers lui, non pas pour apprendre à mieux jouer, mais dans l’idée que ce dernier pourrait l’aider à mettre au point un stratagème de type tricherie dont il pensait qu’il lui permettrait de rouler à son tour ses adversaires. Un juste retour des choses selon lui.

Mais re-voilà ! On ne peut décemment pas demander cela Mouss Diouf, cet homme vers qui tous les journalistes mondains (je dis mondains parce que ma biche se fait baiser par Pluto) portent les plus illégitimes soupçons archéologiques quant à la persistance de ses visites, pendant la coupure pub, de la grotte de Lescaut…Non, à un homme pareil on ne peut demander si basse besogne. Sa réponse fut bien évidemment sans appel, un non ferme et deux mois avec sursis.

Qu’on se le dise, Pierre qui roule n’amasse pas Mouss.

par Magnus McNeeus publié dans : Hier j'ai rêvé communauté : Fourre-tout * inclassable
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